La RDC lance un ultimatum de 48h à Bart OUVRY pour quitter le pays

Mis en ligne Jeudi 27 décembre 2018 - 21:01
L'ambassadeur de l'union européenne Bart Ouvry

La République Démocratique du Congo (RDC) vient de lancer un ultimatum à l'Ambassadeur de l'Union Européenne, Bart OUVRY pour quitter le pays.

La décision a été annoncée ce jeudi 27 décembre 2018, par Léonard SHE OKITUNDU, Vice-Premier Ministre, Ministre des Affaires Étrangères, à Kinshasa, au cours d’une rencontre avec les Ambassadeurs accrédités en RDC.

Elle tombe quelques jours après que L'UE ait prolongée les sanctions infligées unilatéralement, aux éminentes personnalités de la République jusqu'au 12 décembre 2019.

Ces sanctions consistent à un gel des avoirs et une interdiction de visa pour l'Union Européenne visant 14 personnes.

Selon la communication diplomatique de ce jeudi 27 décembre, cette première mesure qui touche le Chef de mission de l’UE en République Démocratique du Congo, est conforme à l’article 9 point 1 de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques.

« Cette mesure, d’une part, sanctionne le comportement répréhensible de l’intéressé et d’autre part, s’inscrit dans le cadre de la réciprocité pré-mentionnée », ajoute cette communication.

Rappelons que le 14 décembre dernier, le Ministre de la Communication et des Médias, Lambert MENDE, s’était déjà montré très ferme face à l’Union Européenne (EU) qui a prolongé d’un an les sanctions à l’encontre de 14 personnalités congolaises.

« Nous nous réservons le droit de dévoiler ici et maintenant des mesures de rétorsion, que nous envisageons vis-à-vis de ceux qui veulent faire marcher le train de l’histoire en reculant. Je vous invite à ouvrir les yeux dans les jours qui viennent et vous verrez ce que vous verrez et je pense que les lueurs ne seront pas là où l’on croit. Nous avons plus de moyens qu’on nous imagine au niveau du continent, pour faire payer cette action hostile totalement injustifiée qu’on nous a faite pour simplement essayer de mettre les grappins, sur nos ressources économiques et nous punir de vouloir défendre ce qui est à nous », a promis Lambert MENDE.