Journée ville morte en RDC: LAMUKA échoue au test de popularité

Mis en ligne Vendredi 28 décembre 2018 - 14:23
La commune de Lemba

La journée ville morte décrétée par la coalition "Lamuka" sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo (RDC), ce vendredi 28 décembre 2018, n'a pas été respectée par l'ensemble de congolais.

En effet, cet appel lancé par LAMUKA en solidarité aux 1.247.600 électeurs des circonscriptions de Beni, Butembo (Nord-Kivu) et ceux du territoire de Yumbi (Maï-Ndombe) exclus de l'élection présidentielle, prévue ce dimanche 30 décembre.

Les activités ont tourné comme d’habitude sur toute l'étendue de la RDC.

A Kinshasa, la journée a commencé d’une manière timide dans certaines parties de la ville. C’était le cas de la commune de Lemba, Ngiri-Ngiri, Selembao, Limete, Kalamu, Mont Ngafula… Les habitants ont passé quelques temps à observer la situation avant de vaquer à leurs occupations quotidiennes.

Ensuite, les magasins et boutiques ont ouvert. Les clients, vendeurs ont aussi été au rendez-vous dans différents marchés de la ville.

Au niveau du rond-point victoire, il y a engouement comme chaque jour. Les stations-service vendent normalement. Sur le Boulevard triomphal, tout comme celui du 30 juin, la circulation reste dense.

« Nous sommes fatigués de l'approche de certains opposants », réponse donnée par quelques congolais interrogés à Kinshasa cet avant midi.

Ils soutiennent que les opposants ont commis beaucoup de forfaits. Nous avons enregistré plusieurs morts à travers ces villes mortes et des marches de protestation.

Certaines entreprises et ambassades situés dans la commune de la Gombe ont également ouvert leurs portes.

A Goma et à Bukavu, les habitants ont aussi vaqué à leurs occupations. Les commerces ont ouvert. Les taxis circulent. Tous les services publics et privés fonctionnent comme d'habitude. Les embouteillages habituels sont observés sur les différentes artères des deux villes. L’appel de "Lamuka" n'a pas été respecté.