Nord-Kivu: Formation des professionnels des médias sur le journalisme d'investigation à Goma

Mis en ligne Mercredi 15 mai 2019 - 14:51
Presse

Une vingtaine de journalistes de la province du Nord-Kivu sont formés depuis lundi dernier  sur le journalisme d'investigation à Goma.

Cet atelier de cinq jours est organisé par l'Union nationale de la presse du Congo (UNPC) et la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo,            (MONUSCO).

Amadou BA, fonctionnaire chargé de la communication stratégique et de l’information publique à la MONUSCO au Nord-Kivu a indiqué que le journalisme d'investigation permet aux professionnels des médias de participer efficacement à la gouvernance du pays.

Selon lui, il va aider les journalistes à traiter de façon  approfondie les informations liées aux conflits armés, tueries, enlèvements, détournements. Faits qui caractérisant la vie de cette province. « Celle-ci s’illustre la plupart du temps par un journalisme d’accompagnement », a-t-il ajouté.

Pour les organisateurs, cette façon de faire ne permet pas à la population de s'informer correctement.

« Qui dit journalisme d’investigation, parle de la redevabilité. Dans ces conditions-là, il s’agit pour les journalistes de participer à la bonne gouvernance et au processus démocratique au sens large. Cela permet de faire des reportages plus élaborés, plus fouillés, plus enquêtés, pour participer à la transparence et à la bonne gouvernance de la RDC », a détaillé fonctionnaire chargé de la communication stratégique et de l’information publique à la MONUSCO au Nord-Kivu.

Cependant, la même source a révélé que la province du Nord-Kivu fait face à d’énormes défis. C'est notamment les défis liés à l’exploitation illicite des minerais et le trafic du charbon de bois.

« Les journalistes s’intéressent à ces questions épineuses pour participer à une plus grande exploitation de ces richesses et ils participent aussi à des investigations plus poussées pour préserver l’environnement et la nature. C’est une valeur ajoutée. Et c’est une évolution normale par rapport au contexte que nous vivons aujourd’hui », a-t-il conclu.